« Libération » : l’Etat met en garde

C’est à la fois un coup dur pour les salariés du quotidien « Libération », et un appel à responsabilité pour ses actionnaires. Aurélie Filippetti, ministre de la communication, a alerté sur la chaine d’infos ITélé : l’Etat n’ira pas se substituer aux actionnaires défaillants (eux-mêmes divisés). En substance, la ministre a expliqué fermement que si le journal, exsangue, joue sa survie aujourd’hui, ce sont eux les responsables. Le ministère n’est là que pour accompagner, au travers du système d’aides financières à la presse. Il resterait ainsi près de deux millions d’euros d’aide publique à verser pour 2014. Déficitaire, endetté, sans argent dans les caisses après mars, l’entreprise « Libération » sera fixée sur son sort ces prochaines semaines. La rédaction a refusé récemment le plan de sauvegarde des actionnaires, qui prévoit d’utiliser la marque et de la décliner : un restaurant, un espace culturel, un plateau télé, un réseau social, un incubateur de start-up…

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